Blog d'un citoyen du monde

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03 septembre 2008

Le personnage de Mister Eko dans Lost

Les producteurs de la série Lost, les disparus semblent particulièrement marqués par l'influence de Dostoïevski. Ils évoquent son oeuvre au cours de la saison 2 par le biais de John Locke, personnage lancé dans une quête, miraculé et sous le coup d'un handicap (réminiscence de l'épilepsie chez Dostoïevski). Ils ont crée un personnage typiquement dostoïevskien, celui de Mister Eko.

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Dans sa jeunesse, Eko vivait au Nigeria avec son frère Yemi (absence des parents) jusqu'au jour où un groupe de "rebelles" demande au petit frère d'Eko (il a six ans) d'abattre un homme. Eko se précipite pour sauver son frère de ce péché et tue l'homme. Il est embarqué par les rebelles et devient quelques années plus tard un chef de guerilla. Un jour, il demande l'aide de son frère pour faire passer de la cam à l'extérieur du pays moyennant une aide financière pour l'Eglise (son frère est devenu prêtre). L'opération tourne mal, l'avion décolle avec le frère mais sans Eko et ce dernier déguisé en prêtre se voit contraint de jouer le jeu jusqu'au bout pour éviter les autorités. Il assume donc les fonctions de représentant de Dieu et commence par commettre un meurtre au sein de l'Eglise (un dealer qui souhaitait faire du profit sur les affaire de l'Eglise).

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Plus tard, Eko est sur l'île. Il retrouve l'avion écrasé de son frère avec son cadavre. Il est ainsi en proie à des tourments. Il respecte un silence de 40 jours pour avoir tué un homme sur l'île, décide de construire une Eglise, baptise une mère et son fils. Il est clairement dans le repentir. Il se pose humblement face à sa destinée et cherche l'amour, la compassion, la fraternité. Il est tué par l'île après avoir vécu toutes sortes d'hallucinations (celles dont parle Raskolnikov dans sa définition du malade). Il constitue un des rares personnages de série télévisuelle avec une réelle consistance littéraire.


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Des élèves bilingues

Le ministre de l'Education Nationale, dont je tairais le nom par crainte de faire un misérable calembour, veut renforcer le bilinguisme des élèves autrement dit le créer. On le sait depuis un moment, les élèves français peuvent faire bien des choses mais parler une autre langue que le Français, pas possible.

La proposition est simple : des heures supp'. Deux heures par-ci par-là, qui ne vont pas tarder à se transformer en cours de rattrapage du temps perdu à cause de classes surchargées. Enseignants, vous êtes moins nombreux, faîtes plus d'heures, vous aurez de l'argent.

Etre pédagogue : enseigner à un maximum d'élèves dans un temps minimum des notions aussi vastes qu'un programme.

Etre bon pédagogue : faire des heures supp' et parvenir à gérer deux classes en même temps.

Etre pédagogue d'excellence : permettre à l'état de réaliser des bénéfices sur l'enseignement.

Peut-être que de tout résoudre par le temps, les surcharges de travail, on devrait trouver des méthodes pour que les élèves subissent passivement (ou presque l'apprentissage des langues). Peut-être que les séries télés américaines devraient être laissées en américain. Oh bien sûr, on perdrait du fric (ce mot est polyglotte à lui tout seul) mais on gagnerait en intelligence. Je ne vais pas dire à méditer, on se demande pourquoi...


Posté par Revista à 12:54 - Actualités - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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