Blog d'un citoyen du monde

Le blog d'un citoyen du monde au quotidien, entre aspirations et contraintes, rêves et réalités

30 septembre 2008

René Char, Georges de la Tour

Parmi les "alliés substantiels" de René Char, on trouve des noms aussi prestigieux que Giacometti, Braque, Nicolas de Staël, Marx Ernst, Miro, Picasso. Parmi ces peintres qui ont inspiré René Char, il est important de souligner Georges de la Tour.

Georges de la Tour est un peintre du 17ème siècle que René Char découvre à l'exposition "Les Peintres de la Réalité en France au 17ème siècle" en 1934-35.

La_Tour

La Madeleine à la veilleuse

La bougie est symbole du temps qui passe, le crâne de la mort. C'est certainement via Shakespeare que l'on peut mettre en relation La Tour et Char. Le motif shakespearien est très présent dans l'oeuvre de Char, on trouve par exemple une citation de Shakespeare en en-tête des Matinaux :

"Apemantus : Where liest o'nights, Timon?

Timon : Under that's above me."

Shakespeare, Timon of Athens

C'est à travers le monologue de Macbeth qu'on peut établir une transition.

"Out, out, brief candle!

Life's but a walking shadow, a poor player

That struts and frets his hour upon the stage,

And then is heard no more : it is a tale

Told by an idiot, full of sound and fury

Signifying nothing."

Shakespeare, Macbeth, Acte V, scène 5

N'étant pas le moins du monde spécialiste de la peinture de la Tour, je me garderais d'esquisser des rapprochements entre les oeuvres. Je vous livre ce lien vers une étude brève et très riche sur René Char et Georges de la Tour :

ICI


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29 septembre 2008

Montaigne et le règne de S...

"C'est une espèce de pusillanimité aux monarques, et un tesmoignage de ne pas sentir assez ce qu'ils sont, de travailler à se faire valloir et paroistre par despences excessives." Des Coches, Livre 3

Pour conserver l'honneur de Monsieur Montaigne intact, l'auteur de ce blog se refuse à toute tentative d'illustration du propos. Il revient au lecteur de se figurer avec des mots ou des images la justesse des propos cités.


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28 septembre 2008

Les deux justices

A la suite du blocage d'une faculté, nous avions pu entendre des étudiants dire : "Vous nous prenez en otage, ce n'est pas juste." L'idée qui dominait est que la restriction des accès à des locaux allait à l'encontre de la liberté de chacun d'accéder au savoir. Les étudiants qui bloquaient répondaient que l'augmentation des frais d'inscription était elle aussi une injustice et qu'elle allait restreindre l'accès à la culture bien plus encore qu'un blocage. Ils ajoutaient à cela que la LRU avait pour point de mire de faire disparaître les filières non rentables, de privilégier la bidisciplinarité etc.

Si ce débat était sclérosé, c'était à cause d'une dissenssion sur la définition de la justice. Les étudiants de droite prônaient une justice de circonstance, une justice d'état. Ils estimaient qu'un blocage (dans ce cas à caractère politique) était une nuisance pour le bien-être des étudiants. Ils déposèrent un recours en justice qui ordonna le déblayage de la faculté. Lors de ce blocage, aucun accès aux bibliothèques n'a été menacé, ce qui prouve que la justice a été utilisée à des fins non pas libertaires mais politiques. Rien d'étonnant à cela me direz-vous et pourtant il y avait quelque chose de profondément ironique dans la démarche de ces étudiants qui, pour faire passer une loi sur l'autonomie se servaient d'arguments type "prise d'otage" qui ne faisaient que mettre en exergue leur dépendance avouée envers l'enseignant et le système très scolaire.

On a souvent remarqué que lors des mouvements sociaux, les étudiants impliqués obtenaient les meilleurs résultats. Cela est dû à un travail effectué en amont pour compenser. J'ai pu observer une classe de lycéens en terminale ES lors du mouvement anti-CPE et sur les 30 élèves, 8 se sont impliqués énormément, participant aux débats, manifestations et autres sit-in, assemblée générale. 7 des 30 élèves ont obtenu la mention TB à leur baccalauréat dont deux félicitations du jury. 6 de ces 7 élèves étaient parmi les 8 impliqués pendant les 3 mois du mouvement social ( les deux autres élèves ont aussi bénéficié d'une mention). Ce supplément de travail était motivé par une volonté consciente de démontrer ses capacités afin de répondre aux clichés véhiculés par les divers ministres UMP de l'Education Nationale et par l'UNI selon lesquels bloqueur égale glandeur.

J'en reviens à mes propos sur la justice. Les étudiants de droite ayant à coeur de défendre les valeurs de la liberté individuelle s'opposent au blocage et font valoir une justice d'état, de circonstance. Ils payent un avocat, déposent un recours et obtiennent une libération des locaux. Face à cet acte de justice, les bloqueurs firent valoir d'autres droits. Le premier étant la souverainté de l'assemblée générale malheureusement la démocratie directe n'a aucun légitimité, elle est illégale. Devant cet affront de la justice étatique, ils répliquèrent par le fameux slogan anarchiste "Police partout, justice nulle part". Cette notion de "justice nulle part" montre une justice à deux vitesses comme on a tendance à le dire. Beaucoup d'étudiants devant l'arrêt prononcé par le juge parlèrent d'injustice pourtant il n'en était rien au stricte plan de la loi. La justice n'a pas deux vitesses, elle applique des lois.

Ce sont les lois qui peuvent être injustes. La justice d'état est la même qui ordonnait il y a quelques dizaines d'années la peine capitale pour un homosexuel, c'est la même qui ordonnait des perquisitions chez les résistants ou qui condamnait fermement le divorce. C'est cette même justice qui considère comme criminel l'action d'euthanasier. La justice évolue en réalité dans deux types de registres.

Un registre étatique, évoluant avec les moeurs et les aléas d'une société. Cette justice évolue d'une société à une autre, d'un pays voire d'un état, département à un autre.

Un registre universel qui, parfois peut recouper l'étatique mais qui demeure assez autonome. Ce registre est plus ou moins figé et il est, surtout, indépendant de la morale bien que parfois il la recoupe. Le registre universel est celui qui se retrouve au coeur de beaucoup de mouvements sociaux, révolution, manifestations à caractère universaliste, humanitaire.

Le débat que j'ai essayé de mettre en évidence entre les étudiants de droite et ceux dits "gauchistes"(soit dit en passant si vous dîtes à Besancenot qu'il est gauchiste, il a le droit de manifester sa colère car vous l'avez insulté, le gauchiste c'est le social-traître dans la terminologie léniniste, autrement dit le bureaucrate, descendant du stalinisme ou du menchévisme : PCF et PS). Les étudiants de droite fonctionnent avec une justice d'état qui leur est entièrement favorable, il serait d'ailleurs intéressant de voir combien la clique umpiste n'hésite pas à manifester son mécontentement quand cette justice étatique se dresse devant leurs projets (voir la révolte de Dassault devant les institutions du protectorat du salarié). Ils ont d'ailleurs crée une troisième justice, celle du libéralisme qui ne repose sur rien d'autre que le droit de se faire du fric. Les étudiants de gauche fonctionnent eux dans le registre universel ou universaliste et privilégient des droits beaucoup plus humanistes ou philanthropiques que constitutionnels.

L'enjeu de l'histoire et des luttes a toujours été de faire intégrer un de préceptes universels dans le registre légitime, concret et étatique. Finalement, la fin de la lutte correspondra à la disparition du double registre ou à la fonction métonymique du registre étatique.


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Le chat de Shrek en version réelle


Vidéo envoyée par albert-wiski


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27 septembre 2008

Aux urnes citoyennes...!


Vidéo envoyée par yvon62100

On appréciera les commentaires, la manière de filmer, l'esprit. C'était en Mai 45.


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René Char sur la toile

C'est avec une joie non-dissimulée que je suis tombé cette semaine sur deux articles gravitant autour d'une citation de René Char. Je remercie les auteurs Frasby et Helenablue et je vous mets un lien vers leurs articles :

Celui de Frasby, intitulé Lettera Amorosa se trouve ici

Celui d'Helenablue, intitulé Droit de regard se trouve ici

braque

Georges Braque


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25 septembre 2008

Apocalypse Now - Wagner et la "volonté de puissance"

Cette scène est pour moi une des plus honteuses de toute l'histoire du cinéma. La preuve de la dégénerescence humaine, de la déformation absolue du message christique, de la cristallisation hégémonique des bourgeoisies conservatrices occidentales. Tout est là. Que faire, oui que faire? Nietzsche se démarqua de Wagner pour des raisons politiques. On a fait de Nietzsche l'inspirateur des théories nazies à cause du titre malheureux, la volonté de puissance biffé par ce dernier et restitué par sa soeur. La volonté de puissance, voilà un titre qu'assurément cette scène et l'oeuvre de Wagner en général pourraient revêtir aisément. Le comble c'est que Wagner se disait "anarchiste".


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Livre de chevet de Lénine

Le livre de chevet de Lénine était l'ouvrage phare de toute une génération : Que faire? de Tchernitchevsky. Dostoïevsky écrit les Démons en partie en réponse à cet ouvrage.

Un titre plus que jamais d'actualité.

Nikolay_Chernyshevsky


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Moralité, censure en bref...

Au 17ème siècle, on a posé la question de la moralité du théâtre. La représentation remue en nous des passions, la question étant de savoir si comme l'affirment Aristote et Horace, ces passions sont purgées par le spectacle? A partir de ces questions, on a dégagé deux possibilités :

- Les défenseurs du théâtre affirmaient que la comédie "châtie les vices" (Horace) et que cette purgation faisait du théâtre une institution morale. Voir réduit ou supprimer l'envie de faire. >> Diderot, Molière, Voltaire etc

- Les autres disaient qu'on ne purgeait rien du tout, qu'au contraire, cela éveillait en nous des passions coupables. Il convenait donc d'interdire le théâtre. >> Rousseau, Bossuet, Saint-Augustin etc

Encore un débat sclérosé par une interrogation morale. Le divertissement ne  purge en aucun cas nos passions, cela est prouvé scientifiquement. Il ne faut pas pour autant en interdire les spectacles mais que faire si les passions sont illégales?  L'éternelle question de la censure est toujours présente, et d'une certaine manière nous l'acceptons. Nous avons créé des catégories spécialement dédiées à l'inhumanité dans les écrits.

Il y a la pédophilie, l'antisémitisme, l'appel au meurtre, l'homophobie etc. Une question me taraude tout de même, que faire des ouvrages qui, s'ils étaient écrits aujourd'hui seraient censurés? La Béatrice de Dante à 12 ans... Giton du Satyricon n'a même pas 10 ans. Devons-nous retrancher les passages antisémites des Balzac, Verne?


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24 septembre 2008

Une histoire de tee-shirt...

En me promenant sur Daily Life, je suis tombé sur un article fort sympathique (ici) qui m'a fait penser à un tee-shirt assez sympathique que j'ai eu l'occasion de rencontrer en amphithéâtre.

NB : ceci peut choquer les puristes :)

marxbig

Le Marx et ça repart...

Ou bien, moins amusant

rimbaudbig

Mais je me dis que je préfère voir ça sur un tee-shirt que certaines autres choses.

Merci à Kl-Loth.


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