Blog d'un citoyen du monde

Le blog d'un citoyen du monde au quotidien, entre aspirations et contraintes, rêves et réalités

31 août 2008

Questionnaire de Proust, rempli par Marcel Proust

Questions originalesVersion de ProustRéponses de Proust vers 1890
Your favourite virtue. Le principal trait de mon caractère. Le besoin d'être aimé et, pour préciser, le besoin d'être caressé et gâté bien plus que le besoin d'être admiré.
Your favourite qualities in a man. La qualité que je préfère chez un homme. Des charmes féminins.
Your favourite qualities in a woman. La qualité que je préfère chez une femme. Des vertus d'homme et la franchise dans la camaraderie.
Your chief characteristic.
What you appreciate the most in your friends Ce que j'apprécie le plus chez mes amis. D'être tendre pour moi, si leur personne est assez exquise pour donner un grand prix à leur tendresse.
Your main fault Mon principal défaut. Ne pas savoir, ne pas pouvoir « vouloir ».
Your favourite occupation. Mon occupation préférée. Aimer.
Your idea of happiness. Mon rêve de bonheur. J'ai peur qu'il ne soit pas assez élevé, je n'ose pas le dire, j'ai peur de le détruire en le disant.
Your idea of misery. Quel serait mon plus grand malheur ? Ne pas avoir connu ma mère ni ma grand-mère.
If not yourself, who would you be? Ce que je voudrais être. Moi, comme les gens que j'admire me voudraient.
Where would you like to live? Le pays où je désirerais vivre. Celui où certaines choses que je voudrais se réaliseraient comme par un enchantement et où les tendresses seraient toujours partagées.
Your favourite colour and flower. La couleur que je préfère. La beauté n'est pas dans les couleurs, mais dans leur harmonie.
La fleur que j'aime. La sienne- et après, toutes.
Your favorite bird L'oiseau que je préfère. L'hirondelle.
Your favourite prose authors. Mes auteurs favoris en prose. Aujourd'hui Anatole France et Pierre Loti.
Your favourite poets. Mes poètes préférés. Baudelaire et Alfred de Vigny.
Your favourite heroes in fiction. Mes héros dans la fiction. Hamlet.
Your favourite heroines in fiction. Mes héroïnes favorites dans la fiction. Bérénice.
Your favourite painters and composers. Mes compositeurs préférés. Beethoven, Wagner, Schumann.
Mes peintres favoris. Léonard de Vinci, Rembrandt.
Your favourite heroes in real life. Mes héros dans la vie réelle. M. Darlu, M. Boutroux.
Your favourite heroines in real life.
What characters in history do you most dislike.
Your heroines in World history Mes héroïnes dans l'histoire. Cléopâtre.
Your favourite food and drink.
Your favourite names. Mes noms favoris. Je n'en ai qu'un à la fois.
What I hate the most Ce que je déteste par-dessus tout. Ce qu'il y a de mal en moi.
World history characters I hate the most Personnages historiques que je méprise le plus. Je ne suis pas assez instruit.
The military event I admire the most Le fait militaire que j'admire le plus. Mon volontariat !
The reform I admire the most La réforme que j'estime le plus.
The natural talent I'd like to be gifted with Le don de la nature que je voudrais avoir. La volonté, et des séductions.
How I wish to die Comment j'aimerais mourir. Meilleur - et aimé.
What is your present state of mind. État présent de mon esprit. L'ennui d'avoir pensé à moi pour répondre à toutes ces questions.
For what fault have you most toleration? Fautes qui m'inspirent le plus d'indulgence. Celles que je comprends.
Your favourite motto. Ma devise. J'aurais trop peur qu'elle ne me porte malheur.


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Avant le derby...

J'espère que l'ASSE va s'imposer...

asse_sochaux

panth_re_mange_lion

Mineur

Posté par Revista à 16:29 - St-Etienne - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

30 août 2008

Avant le derby, rappel aux lyonnais

On a largement stigmatisé la banderole parisienne (à juste titre) mais on oublie très souvent que les pires supporters de France sont les lyonnais. Ils n'hésitent pas à afficher des signes néo-nazis sur leurs écharpes et surtout développent des banderoles au goût plus que douteux...

st_phanois_ordures_consanguines

Banderole développé au milieu du stade Gerland... Aucune mention dans les médias, on a parlé ce soir-là d'incidents bénins... Pourtant Sarkozy était déjà ministre de l'intérieur et avait déjà promis d'éradiquer le problème de la violence dans les stades.

p_res_crevaient_dans_les_mines

"Les gones inventaient le cinéma quand vos pères crevaient dans les mines"

Il y a eu aussi la reprise de la phrase négationiste du leader charismatique du FN "Stéphanois, vous n'êtes qu'un détail de l'histoire" (l'originale était Auschwitz n'est qu'un détail de l'histoire).

Le derby est une fête, une communion... Pensez aux enfants qui seront au stade pour leur dernier jour de vacances.


Posté par Revista à 19:31 - St-Etienne - Commentaires [9] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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Beatles Let It Be


Vidéo envoyée par LittleBuddha

Je "tranche" le débat sur les Beatles. Cette chanson a été une révélation, un tournant dans ma vie.


Posté par Revista à 17:50 - Musiques - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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Le Kilimandjaro, Tanzanie

Kilimandjaro

Le Kilimandjaro (ou Kilimanjaro) est une montagne d'Afrique située dans le nord de la Tanzanie et formée de trois sommets : le Shira à l'ouest, le Mawenzi à l'est et le Kibo, le plus élevé, au centre. Avec 5 895 mètres d'altitude au pic Uhuru situé sur le Kibo, le Kilimandjaro est le point culminant de l'Afrique[1].

La montagne est en réalité un volcan né il y a 750 000 ans et faisant partie de la vallée du grand rift qui parcourt l'est de l'Afrique du nord au sud.

Très prisée par les randonneurs, elle est couverte à son sommet de neiges éternelles et d'une calotte glaciaire, actuellement menacées de disparition.

Kilimandjaro_3

Je trouve cette photo fascinante, on se croirait au Mont Olympe.

Kilimandjaro_4

Mélange des perspectives, des ambiances. La neige éternelle contre la brousse.

Kilimandjaro_5


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29 août 2008

Dostoïevski, L'Idiot, à propos de la peine de mort

Le Prince Mychkine (quel extraordinaire personnage!) donne la réplique et condamne la peine de mort (notamment la guillotine) :

"Or ce ne sont pas les blessures qui constituent le supplice le plus cruel, c'est la certitude que dans une heure, dans dix minutes, dans une demi-minute, à l'instant même, l'âme va se retirer du corps, la vie humaine cesser, et cela irrémissiblement. La chose terrible, c'est cette certitude. Le plus épouvantable, c'est le quart de second pendant lequel vous passez la tête sous le couperet et l'entendez glisser.(...) Quand on met à mort un meurtrier, la peine est incommensurablement plus grave que le crime. Le meurtre juridique est infiniment plus atroce que l'assassinat. Celui qui est égorgé par des brigands la nuit, au fond d'un bois, conserve, même jusqu'au dernier moment, l'espoir de s'en tirer. On cite des gens qui, ayant la gorge tranchée, espéraient quand même, couraient ou suppliaient. Tandis qu'en lui donnant la certitude de l'issue fatale, on enlève au supplicié cet espoir qui rend la mort dix fois plus tolérable. Il y a une sentence, et le fait qu'on ne saurait y échapper constitue une telle torture qu'il n'en existe pas de plus affreuse au monde. Vous pouvez amener un soldat en pleine bataille jusque sous la gueule des canons, il gardera l'espoir jusqu'au moment où l'on tirera. Mais donnez à ce soldat la certitude de son arrêt de mort, vous le verrez devenir fou ou fondre en sanglots. Qui a pu dire que la nature humaine était capable de supporter cette épreuve sans tomber dans la folie? Pourquoi lui infliger un affront aussi infâme qu'inutile? Peut-être existe t-il de par le monde un homme auquel on a lu sa condamnation, de manière à lui imposer cette torture, pour lui dire ensuite : "Va, tu es gracié!" Cet homme-là pourrait peut-être raconter ce qu'il a ressenti. C'est de ce tourment que le Christ a parlé. Non! on n'a pas le droit de traiter ainsi la personne humaine."

Dostoïevski a vécu l'expérience de la condamnation à mort et a été libéré après un simulâcre d'exécution. Ce que nous montre Dostoïevski, c'est que le condamné à mort meure deux fois. Il meurt dans sa certitude qu'il va être exécuté et il meurt sur l'échafaud. Camus illustre ce propos dans Les Justes dont je ne peux que vous recommander une intense imprégnation.


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John Lenon, Imagine


Imagine john lenon
Vidéo envoyée par tagadatsointsoin33

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28 août 2008

Victor Jara - Zamba del Che

 

J'apprécie énormément la voix du chanteur. Je préfère la chanson originale à celles qui ont été reprises.


Posté par Revista à 17:03 - Musiques - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

En parcourant la toile

Je me promenais comme souvent chez Frasby et je suis tombé sur cet article qui m'a fort intéressé :

http://certainsjours.hautetfort.com/archive/2008/08/25/des-mots.html

Je ne me permets pas de reprendre la photo de Frasby. Je tenais simplement à vous faire partager quelques-unes des idées que m'évoque cette toile.

Premièrement comme je l'ai dit en commentaire, il y a cette devise des Canuts Lyonnais "vivre en travaillant, mourir en combattant". Devise qui montre le décalage qui s'est opéré entre le combat révolutionnaire et notamment anarchiste (le mot anarcho-trotskyste n'existe pas contrairement à ce que pensent les médias aussi bien informés que ceux de l'ancien libertaire Kahn). Le décalage est saisissant entre cette volonté de travail, de pain (combat d'une classe qui aspirait à la bourgeoisie et qui n'aurait demandé qu'à renverser le pouvoir en place pour établir la même chose en contre-partie comme la bourgeoisie l'a fait en 1789) et le combat révolutionnaire moderne qui tend plutôt à se rapprocher de l'idée de la TAZ ou des écrits de Lafargue.

Deuxièmement, je n'ai pu m'empêcher de me souvenir du cri de La Pasionaria durant la Guerre d'Espagne 'mieux vaut mourir debout que de vivre à genoux'. Ce cri emprunté à Emiliano Zapata et repris ultérieurement par l'écrivain Albert Camus (qui a voulu s'engager dans la Guerre d'Espagne mais n'a pas pu en raison de sa maladie) est un modèle du genre. Je vous recommande vivement le reportage de Frédéric Rossif "Mourir à Madrid". Frédéric Rossif a également réalisé De Nuremberg à Nuremberg.


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Comment Sarkozy compte se faire réélire?

Je viens d'apprendre que 8 mois de prison ferme ont été requis par le procureur contre José Bové pour dégradation d'un champ de maïs transgénique. Ce n'est pas tout, non content de sanctionner à tout va les mauvaises personnes (quand on apprend le même jour qu'il voulait faire passer une loi d'amnistie pour les dirigeants d'UIMM), il les prive de leur droit civique pour... 4 ans et oui ils pourront revoter (ou se présenter) après les élections. L'avantage : une extrême-gauche plus forte et plus unie et donc un PS plus faible. On multiplie les chances de faire un effet Le Pen à gauche. Je ne suis absolument là pour faire la progagande du parti Socialiste mais je considère la réélection du comique des Champs-Elysées comme un vrai désastre pour tout ce qui me tient à coeur et notamment la culture. J'ai honte quand j'apprends que la ministre de la culture et que le ministre de l'Education Nationale sont agrégés de lettres classiques. Comment après avoir passé tant de temps dans les lettres, dans le Grec et le Latin peut-on démonter tout ce qui fait notre passé culturel?

"A tous ceux qui nourris de Grec et de Latin sont morts de faim" disait Jules Vallès. Je me demande quelle serait l'opinion de celui qui fut successivement enfant, bachelier et insurgé sur tout cela.


Posté par Revista à 16:15 - Actualités - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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