Blog d'un citoyen du monde

Le blog d'un citoyen du monde au quotidien, entre aspirations et contraintes, rêves et réalités

31 octobre 2008

Sur les murs

SDC11391

Je n'ai pu m'empêcher de prendre en photo ce mur de maison bourgeoise.


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30 octobre 2008

Pensée du jour

Nous, on cherche a améliorer notre pouvoir d'achat. Je me rends compte qu'un patron qui fait ses courses en 15 minutes pour un total de 75 euros réalise un bénéfice de 58,05 euros... (dans le cas où il ne gère pas le magasin)


Posté par Revista à 18:53 - Actualités - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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Daniel Balavoine - Je ne suis pas un héros

Daniel balavoine - je ne suis pas un ...
Vidéo envoyée par cladstrife

Un peu de musique après Alberto. Qu'est-ce que vous en pensez de celle-là? Ma préféré demeure Mon fils ma bataille mais elle est déjà publiée :)


Posté par Revista à 18:43 - Musiques - Commentaires [18] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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Moravia, Le Mépris, suite (2)

Le Mépris de Moravia s'articule autour de toute une problématique sur les métiers du cinéma. Molteni est chargé par un producteur de rédiger le scénario d'une adaptation cinématographique de l'Odyssée. Il travaillera pour un réalisateur allemand : Rheingold. Nous avons trois métiers différents du cinéma qui correspondent à trois conceptions différentes de l'adaptation de l'Odyssée.

Le producteur Battista est à mettre au rang du bourgeois italien de l'immédiate après-guerre uniquement motivé par le profit. Il voit dans l'Odyssée tout le côté sensationnel, les femmes nues, les combats héroïques, la beauté des corps. Grossomodo, Moravia dessine déjà le Hollywood que l'on connaît trop bien. L'adaptation de Battista serait l'équivalent moderne du film Troie.

Le scénariste Molteni est beaucoup plus dans une appréciation littérale du film. Il convient de restituer la poésie d'Homère, l'ambiance donc de donner aux personnages une crédibilité. Mettre en avant une culture est également au centre du film, ne pas oublier les Dieux (ndlr : pas de Dieux dans Troie). Une lecture trés impregnée de Dante, l'histoire se passant à Capri lieu où Dante place l'île de Circé. Finalement, la position de Molteni est assez discrète dans le roman au contraire de celle de Rheingold.

Le réalisateur Rheingold est un allemand, situé dans toute la tradition psychanalytique. Molteni l'oppose à lui culturellement (cf : opposition similaire que celle effectuée avec Joyce). Rheingold met de côté tout l'aspect culturel et se penche plutôt sur l'universalité du mythe. Il donne ainsi toute la lecture du mythe d'Ulysse que j'ai pu vous proposer hier. C'est donc un drame moderne qu'on verrait, réalisable dans un appartement, sans mettre la caméra dehors comme le dénonce Molteni.

Moravia effectue des oppositions culturelles, sociales (Molteni est fauché, il souffre pour payer son crédit) et idéologiques (Molteni est communiste) pour animer tout un débat autour de l'adaptation d'Ulysse.


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29 octobre 2008

Egalité mes frères!

Le salaire des 50 patrons les mieux payés a augmenté de 20% depuis S... Celui des autres (le peuple, la plèbe et tous les gros mots dérivés) a baissé. Ces 50 touchent en moyenne 383.000 euros par mois. En un mois, il touche 32 années de SMIC.

19150 smicards = 50 patrons

Mais attention, la bourse chute, elle est en grave danger (ndlr : +9% aujourd'hui)...

Je crois que quand Sarkozy dit que les fonctionnaires n'ont rien compris à la crise, il parle de ses ministres et de lui-même...

Salaire minute du patron (valable même quand il dort) : 8,87 euros

Salaire heure du smicard (non valable quand il dort) : 8,71 euros


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Moravia, Le Mépris, suite

Continuons avec Moravia.

Rheingold pense en effet qu'Ulysse retarde inconsciemment son retour car Pénélope ne l'aime pas, pire elle le méprise. Elle le méprise car elle considère qu'il s'est servi d'elle pour obtenir des cadeaux des prétendants (avant son départ). Pénélope qui représente la barbarie dans le roman ne peut pas accepter qu'Ulysse fasse des politesses avec les prétendants, non il doit les virer sur le champ, montrer qu'il est le roi, le mâle dominant. Ulysse est plus du côté de la civilisation, il refuse d'entrer en conflit avec des voisins et ainsi tolère les prétendants. Pour reconquérir Pénélope une solution s'impose à Ulysse massacrer les prétendants.

L'analyse de Rheingold dans le roman est celle d'un scénariste allemand tendant vers un cinéma de la psychologie. Il crée la vision du mythe d'Ulysse que je viens de donner à partir du contraste qui existe entre la nature mesurée d'Ulysse et le massacre sans concession des prétendants après une absence se mesurant entre 10 et 20 ans. Pourquoi ne fait-il pas valoir ses droits? Pourquoi massacre t-il les servantes? Il entendrait ainsi prouver à Pénélope ses valeurs.

Le problème subsiste quant aux aventures d'Ulysse pendant son retour. Après avoir vécu avec Calypso pendant 10 ans, il reste entre autres aventures un an sur la couche de Circé. Finalement, lors de son retour, il va amputer son récit de tous les passages susceptibles de le compromettre.

A partir de là, chacun pourra développer toutes les théories qu'il souhaitera sur le couple, élément clé dans l'oeuvre de Moravia.


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28 octobre 2008

Alberto Moravia à propos d'Ulysse de Joyce

"Joyce a lui aussi interprété l'Odyssée à la manière moderne... et dans cette volonté de modernisation, c'est-à-dire d'avilissement, d'abaissement, de profanation, il est allé beaucoup plus loin que vous, mon cher Rheingold. Il fit d'Ulysse un cocu, un onaniste, un fainéant, un velléitaire, un incapable, et de Pénélope une putain émérite... Eole devint le rédacteur d'un journal, les descentes aux Enfers les funérailles d'un compagnon de ribote, Circé la visite à un bordel et le retour à Ithaque, le retour "at home" la nuit par les rues de Dublin, non sans une halte pour se soulager dans un coin. Mais Joyce eut au moins la discrétion de ne pas évoquer la méditerranée, la mer, le soleil, les terres inexplorées de l'Antiquité... il situa son Ulysse dans les rues fangeuses d'une cité nordique, dans les tavernes, les bordels, les alcôves, les latrines... Ni soleil, ni mer, ni ciel... mais tout y est moderne, c'est-à-dire bas, avili, réduit à notre misérable mesure..."

Alberto Moravia, Le Mépris, edition GF, page 200-201


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"Sauvage est la proximité du sacré"

Pour lire l'article "Sauvage est la proximité du sacré" de Frasby, rendez-vous par

ICI

Merci à Frasby pour cette très belle photographie.


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27 octobre 2008

Opus - Life is Life

Opus - Life is Life
Vidéo envoyée par Discodandan

Moment de détente...


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Moll Flanders et Merteuil

Moll Flanders précéde d'un demi-siècle les Liaisons Dangereuses mais présente la même volonté de décrire la condition féminine. Roman de la maturité pour Defoe, Moll Flanders présente les "heurs et malheurs" d'une femme dans l'Angleterre du 17ème. Elle accumule les mariages, les liaisons et les enfants qu'elle sème sur sa route. Flanders a un désir de circonstance, un trouble affectif que Defoe essaye d'expliquer en biographisant au maximum son personnage. Chez Defoe, le rapport sexuel est de manière systèmatique fécond. Pourtant le désir maternel est absolument absent chez Moll Flanders mais il faut croire que l'acte sexuel est considéré dans tout ce qu'il a de bas, d'avilissant pour l'être humain. Au contraire chez Laclos, on est beaucoup plus proche d'une définition sadienne du rapport sexuel. Merteuil peut cumuler les amants, elle ne tombera pas enceinte tout comme Valmont n'a pas d'enfants. Autrement dit, la figure du libertin est une figure du désir dans toute l'extension du terme. La condamnation morale ne pèse pas sur lui, son action n'est pas soumise à la justice divine. Dans le roman naturaliste, on a une approche qui va beaucoup plus dans la tradition de Defoe. Germinie Lacerteux est une de ses héroïnes qui victimes d'une liaison coupable accouche d'un bâtard, dissimulé tant bien que mal pendant huit à neuf mois, sur le plancher.


Posté par Revista à 17:50 - Littérature - Commentaires [9] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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